L’authenticité préservée
La façade principale, habillée de lierre, sera l’entrée de l’hôtel. Le permis vient d’être octroyé. « Dans le permis, on voit que tous les bâtiments existants restent intacts » explique Luc Spits, architecte et promoteur du projet. « C’est une pure restauration. Le côté remarquable, c’est déjà l’enveloppe extérieure. Parce qu’il y a toute une architecture travaillée avec des barbacanes, des volets, des persiennes… L’intérieur du château, lui, est conservé dans son côté authentique, toutes les pièces sont décorées avec des moulures, des feux ouverts, du parquet, des pierres décoratives. »
Et le bâtiment se prête assez bien à en faire un hôtel, parce que c’était déjà un hôtel, mais d’un genre particulier à l’époque. « En effet, ce bâtiment a été construit pour la garnison, donc pour l’armée » confirme l’architecte. « Et donc, toutes les pièces du premier étage sont des chambres. »
Une clientèle internationale dans le viseur
La clientèle visée est à la fois locale, régionale et internationale, comme le souligne Charlotte Spits, future directrice du complexe hôtelier : « Nous visons à positionner cet hôtel à un niveau élevé, afin d’attirer une clientèle venue de toutes parts. On voit dans l’étude de marché que les châteaux attirent beaucoup une clientèle d’Amérique, d’Angleterre. Donc on vise vraiment l’international également. On a un site majestueux et pour toutes les personnes qui sont déjà venues voir, qui ont une expérience de l’hôtellerie, on a tous eu les frissons, ça reflète vraiment un 5 étoiles. »
Et la future directrice se veut rassurante pour les riverains : « On veut conserver l’endroit tel qu’il est, on veut vraiment respecter les riverains. On vise du haut standing, donc ça ne devrait pas être du va-et-vient tout le temps. Et donc on va aussi faire en sorte que les riverains n’aient aucun souci à se faire au niveau du bruit que ça pourrait leur amener. »
Coût du projet : entre 20 et 30 millions d’euros
Les travaux doivent démarrer en 2027 pour une ouverture annoncée au printemps 2029. Dès que ce complexe hôtelier sera inauguré, une partie du parc de 60 hectares sera accessible au public. Ce sera l’occasion d’admirer de loin la star du domaine, un cèdre du Liban offert par l’empereur Napoléon 1er en personne.
